Vague de fond (2004)
30 juillet au 21 août 2004 à la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui et reprise au FAIT de l'Assomption en 2005 Texte Simon Boudreaul...
30 juillet au 21 août 2004 à la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui et reprise au FAIT de l'Assomption en 2005 Texte Simon Boudreaul...
8 au 26 novembre 2005 à la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui Texte Kim Taschereau
du 7 avril au 2 mai 2009 à la Salle intime du Prospero Texte Alexandre Lefebvre Mise en scène Marie-Eve Gagnon
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![]() du 7 avril au 2 mai 2009 à la Salle intime du Prospero Texte Alexandre Lefebvre Mise en scène Marie-Eve Gagnon Mathieu Béssette est le propriétaire et câlleur émérite du BINGO B-7... mais il en a assez : assez de faire gagner ou perdre ceux qui ne le méritent pas; assez de gâcher les vies qu’il touche, en commençant par la sienne; assez d’avoir un sale caractère et d’avoir à se subir. Si bien que, par un soir d’automne, Mathieu décide d’en finir.
Est-il trop tard pour Mathieu? Le salut est-il à la portée de tous? A-t-on besoin du bonheur pour être heureux ? La vie est-elle laide ou n’y a t’il pas une case marquée « gratuit » pour chacun d’entre nous…?
Ce qu'on a déjà dit à propos d'Anatomicite...
Yves Rousseau - Le Quatrième – 10 avril 2009 « Ubuesque, flatulente de vérités, Anatomicite est une farce potache surréelle, délirante et grand-guignolesque à saveur de brulot sociopolitique, et emprunte avec une joyeuse et conviviale mauvaise foi satirique à l’esthétique et au ton d’un certain théâtre estival. Elle prend sa source à partir d’une situation hélas assez généralisée, l’avachissement cathodique des deux côtés de l’écran et ses éclats bleutés d’insignifiances, de désinformation et de vacuité. On dit que le québécois moyen écoute plus de 32 heures de télé par semaine!
(...)
l'ensemble forme certainement un défoulement salvateur : l'ensemble est joué avec à la fois et le clin d'oeil burlesque et la vraisemblance nécessaire. À partir de cette myriade de changements de costumes, sous cette mécanique précise, endiablée et exigeante d'entrées et de sorties des caractères, qui apparaissent et disparaissent comme un diable dans une boîte, l'ensemble devient une ludique et grinçante cour de récréation où les comédiens semblent éprouver autant de plaisir que les spectateurs, qui se bidonnent. Martin Grenier, toujours sur scène, offre un truculent personnage débonnaire au dépressif ridicule, délicieusement grotesque, fat, ignare, chialeux, repoussant et abject; Marie-Christine Pilotte se démultiplie, en incarnant bellement en outre, la « voix » de la « tivi » et une kyrielle de caméos (et imitations...) hilarants; Kim Taschereau, en plus d'offrir de bons moments de comédie, se signale par un jeu sensible, avec plusieurs prestations en arias de contre-effets « dramatiques »; finalement, Jean-Benoit Archambault provoque la rigolade avec des personnages volontairement typés, accentués, tiqués et maniérés.
La jeune compagnie Tsunamie s'attaque, avec un travail soigné utilisant les moyens du bord, de façon posée, sans prétention et dans la plus grande folie, à une oeuvre truculente et déjantée d'un jeune auteur émergent qui se signale par la lucidité de son propos et un humour acide. L'œuvre représente un étonnant virage à cent-quatre-vingts degrés par rapport à leur dernière pièce, Homo Érectus, qui était un drame poétique et symboliste chorégraphié. Une rafraichissante charge, et vlan dans les dents...
On rit de bon coeur, avec un arrière-goût d'ironie et de cynisme aigre-doux, puis on réfléchit en ne reconnaissant que trop bien notre magnifique univers... »
***Mélanie Thibault – Journal La Grande époque - 28 avril 2009 « (...) les effets de la pièce de la compagnie Tsunami Théâtre demeurent patents quant à la paresse intellectuelle dont souffre le personnage principal, Mathieu Béssette. Sa vie et son œuvre : propriétaire du Bingo B-7, «câlleur» lui-même ainsi que fervent téléspectateur. Assis sur le divan, entouré de sacs de congélation remplis d’objets du quotidien, le regard fixé sur la télé, il se voit interpelé par les gens de son mince entourage, sans entrer véritablement en contact avec eux. Happé par l’image, fan de pub, mort avant d’avoir vécu, spectateur des autres, il attentera à ses jours… Une prestation convaincante du comédien Martin Grenier dans le rôle principal, maîtrisant l’humour contenu dans le texte, sans sombrer dans le pathétisme lors des scènes plus profondes. Il amuse et déconcerte avec la même constance. La vivacité des personnages qui entourent Mathieu rythme le spectacle. Entre le burlesque et l’entertainement décadent, les personnages, contrairement à M. Béssette, sont entiers et présents jusqu’au bout des ongles. C’est avec hâte que nous attendons de voir ressurgir de derrière le fauteuil les acolytes interprétés par Marie-Christine Pilotte, Jean-Benoît Archambault et Kim Taschereau. À noter, la prestation désopilante de cette dernière, survoltée et toujours juste. Des vagues de rires complices émanaient de la salle intime du Prospero, lorsque son personnage d’anesthésiste se drogue avec le produit devant servir à endormir le patient et s’approche de Béssette en disant : «Vous allez vous sentir comme de la mousse», suivi d’un rire de petite fille dérangée. (...) »
******* Anne-Marie Grondin - Radio CIBL – 9 avril 2009 – (Verbatim) «C’est très drôle, c’est très comique à voir cette histoire.(...) il y a un souffle là-dedans. Il y a une mise en scène qui est très appropriée.
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Mais ce qui est beau dans cette histoire-là, ce sont les magnifiques comédiens. Ils sont tous bons, très efficaces, généreux, dont l’existence revalorise l’esprit de l’artisan au théâtre. Et leur anonymat fait qu’on ne les connaît pas mais on va quand même les nommer : Jean-Benoit Archambault, Martin Grenier, Marie Chistine Pilotte (qui est merveilleuse) et Kim Taschereau. Ça fait qu’ils nous laissent le temps de les découvrir en même temps qu’on découvre le texte. En fait pour moi, leur jeu est une bénédiction... (...) »
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Denyse Marleau – CHUO FM - 27 avril 2008 – (Verbatim)
« Quelle pièce…Comme le dit leur petit feuillet, ce théâtre sait faire sens avec le chaos. Le fantastique et l’humour se côtoient brillamment. C’est un théâtre différent qui étonne et dont le rythme ne s’arrête pas, avec 4 comédiens : 2 filles et 2 gars des plus talentueux..
Un mot sur le jeu de Marie Christine Pilotte, époustouflante et plurielle. Elle s’attaque à plusieurs personnages totalement différents et on y croit. Cette jeune comédienne irradie sur scène. Quelle belle révélation ! On aura, je l’espère, le plaisir de la retrouver dans de prochaines productions.…
Les autres comédiens sont aussi excellents. Martin Grenier, dans le rôle principal de Mathieu qui ne quitte pas sa chaise tout au long de la pièce, mais qui nous fait vivre toutes sortes d’émotions. C’est par lui que l‘histoire nous est présentée. Jean Benoit Archambault est pour sa part incroyable dans ses rôles. Autant il peut présenter un personnage aux allures macho, autant il nous offre un personnage homosexuel à la fois drôle et excessif. Enfin, l’autre comédienne, Kim Taschereau, également de grand talent, complète ce quatuor du théâtre Tsunami.
Voilà, c’est quatre comédien-nes qui incarnent plusieurs personnages et qui nous invitent sur un ton loufoque, dramatique et en même temps avec humour à saisir la vie qui passe.
La mise en scène efficace, originale et audacieuse de Marie-Eve Gagnon permet à cette pièce d’éclater et de livrer une réflexion bien à point en ces temps où l’on a parfois tendance à vouloir vivre sa vie sans trop d’efforts. La créativité est au rendez-vous. La mise en scène sait surprendre et étonner. Marie-Eve Gagnon a su brillamment faire passer le sens du texte (...)
Bravo et félicitations aux comédiens. J’ai passé une excellente soirée. (...) »
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